Le gallium est déjà dans votre téléphone, votre chargeur et vos ampoules
Expliqué simplement · Aluminium · Gallium · Hydrogène

De l'aluminium, de l'eau, et voilà de l'hydrogène

Il manque juste une pincée d'un métal peu connu : le gallium. L'Europe en achète 77 % à la Chine, alors qu'il sort des usines d'aluminium — y compris des nôtres. Voici comment ça marche, pourquoi c'est un sujet européen, et à quoi ça sert concrètement.

Comprendre en deux minutes
77 %du gallium utilisé en Europe vient de Chine
5 kgla première production européenne, janvier 2026
40 %ce que l'Europe veut transformer chez elle d'ici 2030
0mine de gallium dans le monde

Une peau invisible, et la clé qui l'ouvre

Jetez un morceau d'aluminium dans un verre d'eau : il ne se passe rien. Pourtant, ces deux-là devraient réagir ensemble et produire de l'hydrogène. S'ils n'en font rien, c'est à cause d'une peau invisible.

Dès qu'il touche l'air, l'aluminium se couvre d'une pellicule extrêmement fine. On ne la voit pas, on ne la sent pas, mais elle le protège. C'est elle qui fait tenir vos châssis de fenêtre pendant trente ans sans rouiller. Et c'est elle qui empêche l'eau d'atteindre le métal.

Le gallium est la clé qui ouvre cette peau. C'est un métal si tendre qu'il fond dans une main fermée, vers 30 degrés. Posé sur l'aluminium, il se glisse entre les grains du métal et les écarte. L'eau peut enfin entrer, et l'hydrogène sort.

Il reste une poudre blanche. Ce n'est pas un déchet : c'est de quoi refaire de l'aluminium. La boucle se referme.

La boucle : du métal à l'hydrogène, et retour au métal
01
Un morceau d'aluminium
Solide, sans danger, à température ambiante
02
Une pincée de gallium
Il ouvre la peau invisible du métal
03
De l'eau
Douce ou salée, selon l'endroit
04
De l'hydrogène
Produit sur place, au moment voulu
05
Une poudre blanche
Qui repart à l'usine faire de l'aluminium
Trois choses à savoir avant d'aller plus loin
  • L'aluminium ne contient pas d'hydrogène. Il le prend à l'eau. Les deux tiers de l'hydrogène produit viennent de l'eau, pas du métal.
  • Fabriquer de l'aluminium demande beaucoup d'électricité. On récupère ensuite environ le quart de cette énergie. C'est une pile qu'on recharge à l'usine, pas une source d'énergie gratuite.
  • C'est pour cette raison que l'aluminium de récupération change tout : la canette a déjà été payée en électricité une fois.

Le gallium passe déjà dans nos usines. On ne le ramasse pas

Un mot d'abord, parce que tout le reste en dépend : l'alumine. Entre le caillou qu'on sort de terre et le métal de votre casserole, il y a trois choses différentes, et non deux.

La bauxite, c'est le caillou : une roche rougeâtre extraite à ciel ouvert, surtout en Guinée, en Australie et au Brésil. L'alumine, c'est la poudre : on dissout la bauxite dans de la soude brûlante, on filtre, et il reste une poudre blanche très fine, qui ressemble à du sucre glace. L'aluminium, c'est le métal : on fait passer un courant électrique considérable dans cette poudre fondue, et le métal se dépose. Comptez quatre à cinq tonnes de caillou pour deux tonnes de poudre, qui donneront une tonne de métal.

Retenez surtout l'étape du milieu, car c'est la seule qui nous intéresse ici. Le gallium voyage avec la bauxite et se retrouve dans le bain de soude où elle se dissout. C'est là, et seulement là, qu'on peut l'attraper. Un pays qui importe de la poudre d'alumine pour la fondre en métal n'en verra jamais la couleur : le gallium est resté dans l'usine d'avant. C'est pourquoi on ne parle pas ici de « faire de l'aluminium », mais bien de raffiner la bauxite — ce qui n'est pas le même métier ni la même usine.

Commençons par le plus surprenant : il n'existe aucune mine de gallium, nulle part dans le monde. On n'en cherche pas, on ne creuse pas pour en trouver. On le récupère au passage, pendant qu'on traite la bauxite pour faire de l'aluminium. Un peu comme la crème qu'on prélève sur le lait : il faut d'abord du lait.

Or l'Europe traite de la bauxite. Elle a des usines d'aluminium en Grèce, en Allemagne, en Irlande, en Espagne. Le gallium y passe donc déjà, dans les liquides de production — et il repart avec les résidus, parce qu'on ne l'extrait pas. Pendant ce temps, 77 % du gallium utilisé en Europe est acheté à la Chine, d'après la Commission européenne.

Ce n'était pas un problème tant que le commerce suivait son cours. Depuis 2023, la Chine soumet ses exportations de gallium à autorisation. Les prix hors de Chine ont plus que doublé. L'Europe s'est donné des objectifs pour 2030 : extraire chez elle 10 % de ce qu'elle consomme en matières stratégiques, en transformer 40 %, en recycler 25 %, et ne pas dépendre d'un seul pays pour plus de 65 % à une étape donnée.

La première démonstration a eu lieu. En janvier 2026, sur le site d'Aluminium de Grèce, Metlen a produit cinq kilogrammes de gallium à partir de bauxite. Cinq kilos, cela paraît dérisoire — c'est pourtant la preuve que la chaîne complète fonctionne en Europe. L'étape suivante vise cinq à dix tonnes, puis cinquante tonnes par an à l'échelle commerciale.

Où vous en avezSous quelle formeÀ quoi ça sertPourquoi le gallium
Votre téléphoneArséniure de galliumLa puce radio qui capte le réseauIl encaisse les hautes fréquences
Votre chargeur USB-CNitrure de galliumLe petit bloc qui ne chauffe presque pasPlus compact et plus efficace que le silicium
Vos ampoules LEDNitrure de galliumLa lumière bleue, transformée en blancSans lui, pas de LED blanche
Votre voiture électriqueNitrure de galliumL'électronique qui gère la chargeMoins de pertes, moins de chaleur
Les radarsComposés du galliumDétection civile et militairePuissance et fréquence élevées
Les satellitesArséniure de galliumPanneaux solaires et communicationsRendement très élevé dans l'espace

Autrement dit : ce métal n'est pas une curiosité de laboratoire. Il est dans votre poche, sur votre plafond et sous le capot de votre voiture. Un pays qui n'en produit pas dépend d'un autre pour continuer à fabriquer ces objets.

Grèce
La première
Metlen a réussi en janvier 2026 la première production européenne de gallium à partir de bauxite, sur le site d'Aluminium de Grèce. Objectif annoncé : cinquante tonnes par an à terme.
Allemagne
Une reprise
La raffinerie de Stade prévoit de produire à nouveau du gallium, pour une quarantaine de tonnes par an. L'installation existe déjà : il s'agit de remettre en route, pas de construire.
Ailleurs
Des projets
Le Canada étudie une récupération à partir de résidus d'alumine au Québec, et l'Australie à partir de ses raffineries. Tous s'appuient sur des usines d'aluminium existantes, parce qu'il n'y a pas d'autre endroit où trouver du gallium.
Quatre usages de l'hydrogène tiré de l'aluminium
Le même principe sert sous l'eau, dans une usine, dans un local technique ou sur un site sans réseau. Ce qui change, c'est l'endroit où l'on trouve l'eau.

Est-ce difficile à produire ?

Alors, est-ce difficile à produire ? La réponse surprend : la chimie, elle, est assez banale. La bauxite contient très peu de gallium — entre 20 et 80 grammes par tonne. Mais au fil du procédé, le liquide de production tourne en boucle et le gallium s'y accumule, jusqu'à atteindre cent à trois cents grammes par mètre cube. On fait alors passer ce liquide sur une résine qui retient le gallium et laisse filer le reste. Un fournisseur annonce trois mois de chantier pour installer une unité sur un site déjà prêt.

La difficulté est ailleurs, et elle est triple. D'abord, il faut une usine d'alumine qui tourne : sans elle, pas de liquide, donc pas de gallium. On ne peut pas décider d'en produire là où l'on veut. Ensuite, le métal qui sort est pur à 99,99 % — très bien pour la métallurgie, très insuffisant pour une puce électronique, qui en demande mille fois plus. Cette purification finale est un autre métier.

Enfin, il y a l'histoire. Les producteurs européens et américains ont quitté ce marché dans les années 2010, non par incapacité technique, mais parce que le gallium ne valait plus assez cher pour justifier l'installation. Entre 2000 et 2020, près de 80 % du gallium passé dans les usines d'aluminium est reparti avec les résidus. Ce n'était pas difficile : ce n'était pas rentable. Aujourd'hui le prix a plus que doublé — et les projets redémarrent.

Un dernier détail, qui dit tout : en janvier 2025, la Chine a ajouté à ses contrôles à l'exportation non pas le gallium, mais les techniques pour l'extraire, résines comprises. Elle contrôle le métal et l'outil qui permet de s'en passer.

À quoi ça sert vraiment

Sous l'eau, d'abord. C'est là que l'idée est la plus convaincante, pour une raison simple : l'eau est tout autour. Un engin sous-marin n'a pas besoin de l'emporter, il la pompe. Des chercheurs ont calculé qu'environ dix-huit kilos d'aluminium suffiraient à faire fonctionner un petit planeur sous-marin pendant un mois.

La chaleur d'usine, ensuite. La réaction dégage beaucoup de chaleur, et c'est la voie la plus avancée aujourd'hui : une entreprise américaine fait tourner un réacteur qui produit de la vapeur jusqu'à 1 300 degrés. Première utilisation visée : refondre de l'aluminium. Le métal sert donc à se recycler lui-même.

L'électricité de secours. Un groupe de secours à l'hydrogène suppose normalement une bouteille sous pression, avec les contraintes que cela entraîne dans un bâtiment. Ici, on stocke des granulés de métal dans un bidon. Aucune pression, aucun froid, rien qui s'évapore pendant qu'on attend.

Les sites isolés. Transporter de l'hydrogène coûte cher et demande des équipements spéciaux. Transporter de l'aluminium, c'est transporter du métal : un camion ordinaire, une palette, un hangar.

Les petits véhicules, enfin — vélo électrique, engin de chantier, voiture à faible autonomie. Un kilo d'hydrogène fait rouler un véhicule léger sur 60 à 100 kilomètres. Pour les camions, les trains et les avions, les chercheurs renvoient à plus tard : rien n'est démontré.

L'aluminium n'est pas une source d'énergie. C'est une façon de la transporter et de la garder — sous forme de métal, sans pression et sans froid, pendant des années s'il le faut.

Ce qu'il faut retenir en une phrase

Cinq idées à garder

Pour ne pas se tromper en lisant un article sur le sujet
  • L'hydrogène vient surtout de l'eau, pas du métal. L'aluminium sert à aller le chercher.
  • Ce n'est pas de l'énergie gratuite : on récupère environ le quart de l'électricité qu'il a fallu pour fabriquer le métal. D'où l'intérêt de la ferraille.
  • Le gallium n'est extrait nulle part : il sort des usines d'aluminium, ce qui veut dire que l'Europe a déjà la matière sous la main.
  • Attention au vocabulaire : seule l'usine qui raffine la bauxite en alumine peut livrer du gallium. Une fonderie qui achète la poudre toute faite n'en produira jamais.
  • Cinq kilos produits en Grèce, ce n'est pas une production : c'est une preuve que la chaîne fonctionne. L'échelle industrielle reste à construire.
  • Sous l'eau, l'argument est solide. Sur la route, beaucoup moins : il faut alors emporter l'eau aussi.
  • Produire du gallium n'est pas un défi technique mais industriel : il faut une usine d'alumine qui tourne, et un prix qui tienne dans la durée.
Pour être tout à fait honnête

Les chiffres cités viennent des sources publiques indiquées, à la date de leur publication. Les calendriers annoncés par les entreprises varient parfois d'une source à l'autre — pour la production commerciale grecque, on lit 2027 chez certains et 2028 chez d'autres.

Ce site explique un principe et un enjeu. Il ne recommande aucun produit, aucune entreprise et aucun placement.

Les informations données sont générales et ne constituent ni un conseil d'investissement, ni une étude technique pour une installation déterminée.

Le réseau hydrogène naturel

Suivi éditorial de la filière
Bureau d'études en techniques spéciales — Heusy (Verviers), Belgique. Éditeur de ce site. info@bess.be
Gallium is already in your phone, your charger and your bulbs
Explained simply · Aluminium · Gallium · Hydrogen

Aluminium, water, and there is your hydrogen

All it takes is a pinch of a little-known metal: gallium. Europe buys 77 % of it from China, even though it comes out of aluminium plants — including its own. Here is how it works, why it is a European question, and what it is actually good for.

Understand it in two minutes
77 %of the gallium used in Europe comes from China
5 kgEurope's first production, January 2026
40 %what Europe wants to process at home by 2030
0gallium mines anywhere in the world

An invisible skin, and the key that opens it

Drop a piece of aluminium into a glass of water and nothing happens. Yet those two ought to react and give off hydrogen. The reason they do not is an invisible skin.

The moment it meets air, aluminium covers itself in an extremely thin film. You cannot see it or feel it, but it protects the metal. It is why your window frames last thirty years without rusting. And it is what keeps the water from reaching the metal.

Gallium is the key that opens that skin. It is a metal so soft it melts in a closed hand, at around 30 degrees. Placed on aluminium, it slips between the grains of the metal and pushes them apart. The water can finally get in, and hydrogen comes out.

A white powder is left behind. It is not waste: it is what aluminium is made from. The loop closes.

The loop: from metal to hydrogen, and back to metal
01
A piece of aluminium
Solid, harmless, at room temperature
02
A pinch of gallium
It opens the metal's invisible skin
03
Water
Fresh or salt, depending where you are
04
Hydrogen
Made on the spot, when you want it
05
A white powder
Which goes back to the plant to make aluminium
Three things to know before going further
  • Aluminium contains no hydrogen. It takes it from the water. Two thirds of the hydrogen produced comes from the water, not the metal.
  • Making aluminium takes a great deal of electricity. About a quarter of that energy comes back. It is a battery you recharge at the plant, not a free source of energy.
  • That is why scrap aluminium changes everything: the can has already been paid for in electricity once.

Gallium already passes through our plants. We do not pick it up

One word first, because everything else rests on it: alumina. Between the rock dug out of the ground and the metal of your saucepan there are three different things, not two.

Bauxite is the rock: a reddish ore mined in open pits, mainly in Guinea, Australia and Brazil. Alumina is the powder: the bauxite is dissolved in scalding caustic soda, filtered, and what remains is a very fine white powder rather like icing sugar. Aluminium is the metal: a very large electric current is passed through that powder, molten, and the metal settles out. Reckon four to five tonnes of rock for two tonnes of powder, which will give one tonne of metal.

Keep the middle step in mind, because it is the only one that matters here. Gallium travels with the bauxite and ends up in the caustic bath where the rock dissolves. That is where, and only where, it can be caught. A country that imports alumina powder to melt it into metal will never see any: the gallium stayed behind at the plant upstream. This is why the question is not about «making aluminium» but about refining bauxite — a different trade in a different factory.

Start with the surprising part: there is no gallium mine anywhere in the world. Nobody prospects for it, nobody digs for it. It is recovered along the way, while bauxite is being processed to make aluminium. Rather like the cream skimmed off milk: you need the milk first.

Europe does process bauxite. It has aluminium plants in Greece, Germany, Ireland and Spain. Gallium already passes through them, in the process liquids — and leaves again with the residues, because nobody extracts it. Meanwhile, 77 % of the gallium used in Europe is bought from China, on the European Commission's figures.

That was nobody's problem while trade ran its course. Since 2023, China has required a licence for gallium exports. Prices outside China have more than doubled. Europe has set itself targets for 2030: extract at home 10 % of the strategic raw materials it consumes, process 40 %, recycle 25 %, and depend on no single country for more than 65 % at any given processing stage.

The first demonstration has happened. In January 2026, at the Aluminium of Greece site, Metlen produced five kilograms of gallium from bauxite. Five kilos sounds trivial — it is nonetheless proof that the whole chain works in Europe. The next step targets five to ten tonnes, then fifty tonnes a year at commercial scale.

Where you have itIn what formWhat it doesWhy gallium
Your phoneGallium arsenideThe radio chip that finds the networkIt handles high frequencies
Your USB-C chargerGallium nitrideThe small block that barely warms upMore compact and efficient than silicon
Your LED bulbsGallium nitrideThe blue light, turned into whiteWithout it, no white LED
Your electric carGallium nitrideThe electronics that manage chargingFewer losses, less heat
RadarGallium compoundsCivil and military detectionHigh power and frequency
SatellitesGallium arsenideSolar panels and communicationsVery high efficiency in space

In other words, this metal is not a laboratory curiosity. It is in your pocket, on your ceiling and under your car's bonnet. A country that produces none depends on another to go on making those things.

Greece
The first
In January 2026 Metlen achieved Europe's first production of gallium from bauxite, at the Aluminium of Greece site. The announced goal is fifty tonnes a year in time.
Germany
A restart
The Stade refinery plans to produce gallium again, at around forty tonnes a year. The plant already exists: this is about restarting, not building.
Elsewhere
Projects
Canada is studying recovery from alumina residues in Quebec, and Australia from its refineries. All of them rest on existing aluminium plants, because there is nowhere else to find gallium.
Four uses of hydrogen made from aluminium
The same principle serves underwater, in a factory, in a plant room or on a site with no grid. What changes is where the water is found.

Is it hard to produce?

So is it hard to produce? The answer is surprising: the chemistry itself is fairly ordinary. Bauxite holds very little gallium — between 20 and 80 grams a tonne. But as the process runs, the production liquid circulates in a loop and gallium builds up in it, reaching one hundred to three hundred grams per cubic metre. That liquid is then passed over a resin which holds the gallium back and lets the rest through. One supplier quotes three months of works to fit a unit on a site that is already prepared.

The difficulty lies elsewhere, and it is threefold. First, you need an alumina plant that is running: without it there is no liquid, and so no gallium. You cannot decide to produce it wherever you like. Second, the metal that comes out is 99.99 % pure — excellent for metallurgy, nowhere near enough for an electronic chip, which needs a thousand times better. That final purification is another trade altogether.

Third, there is history. European and American producers left this market in the 2010s, not because they could not do it, but because gallium was no longer worth enough to justify the plant. Between 2000 and 2020, close to 80 % of the gallium that passed through aluminium plants left again with the residues. It was not difficult: it was not profitable. Today the price has more than doubled — and the projects are restarting.

One last detail says everything: in January 2025 China added to its export controls not gallium itself, but the techniques for extracting it, resins included. It controls the metal and the tool that would let you do without it.

What it is really good for

Underwater first. This is where the idea is most convincing, for a simple reason: the water is all around. An underwater craft does not have to carry it, it pumps it. Researchers have calculated that about eighteen kilos of aluminium would run a small underwater glider for a month.

Factory heat next. The reaction gives off a great deal of heat, and this is the furthest advanced route today: an American company runs a reactor producing steam up to 1,300 degrees. First intended use: melting aluminium. The metal thus serves to recycle itself.

Backup power. A hydrogen standby set normally means a pressurised cylinder, with everything that implies inside a building. Here you store metal pellets in a drum. No pressure, no cold, nothing evaporating while you wait.

Remote sites. Transporting hydrogen is expensive and needs special equipment. Transporting aluminium is transporting metal: an ordinary lorry, a pallet, a shed.

Small vehicles, finally — electric bicycle, site machine, short-range car. One kilo of hydrogen takes a light vehicle 60 to 100 kilometres. For lorries, trains and aircraft, the researchers point to later: nothing is demonstrated.

Aluminium is not a source of energy. It is a way of carrying it and keeping it — as metal, with no pressure and no cold, for years if need be.

The whole thing in one sentence

Five ideas worth keeping

So you are not misled by the next article you read
  • The hydrogen comes mostly from the water, not the metal. Aluminium is what goes and gets it.
  • This is not free energy: about a quarter of the electricity it took to make the metal comes back. Hence the interest in scrap.
  • Gallium is mined nowhere: it comes out of aluminium plants, which means Europe already has the material to hand.
  • Mind the vocabulary: only the plant that refines bauxite into alumina can deliver gallium. A smelter buying ready-made powder will never produce any.
  • Five kilos produced in Greece is not production: it is proof that the chain works. Industrial scale remains to be built.
  • Underwater, the argument is solid. On the road, much less so: there you have to carry the water too.
  • Producing gallium is not a technical challenge but an industrial one: it takes an alumina plant that is running, and a price that holds over time.
To be completely straight

The figures quoted come from the public sources indicated, at their date of publication. Company timetables sometimes differ between sources — for commercial production in Greece, some say 2027 and others 2028.

This site explains a principle and an issue. It recommends no product, no company and no investment.

The information given is general and constitutes neither investment advice nor a technical study for any particular installation.

The natural hydrogen network

Editorial coverage of the sector
Building services and energy engineering consultancy — Heusy (Verviers), Belgium. Publisher of this site. info@bess.be